Le gambison

Nous allons parler ici de la seconde couche que l’on appelle communément le gambison ou le gamboisage. Pour faire simple, vous allez porter une sorte de couette sous votre armure qui absorbera une grande partie du coup. Le gambison c’est une couche de lin épais, 1 à 4 couches de laine et une couche de lin épais. Le lin peut être remplacé par du coton et la laine par de la ouatine, peu importe, l’important est sa fonction “d’amortisseur”. Vous entendrez surement parler de “couches” de gamboisage. Cela peut aller de une à quatre couche de laine/ouatine à l’intérieur. Plus il y a de couches, plus cela amorti et ce sera lourd. Encore un compromis à trouver entre protection et mobilité… Notez également que quelque soit la pièce, il faudra surement prévoir quelques travaux de couture que ce soit pour ajuster, retailler ou poser des renforts.

La cale gambisonée

cale-gamboiseeJ’en parle pour son intérêt historique, il s’agit d’une sorte de bonnet rembourré. Cependant, vous avez plus vite fait de prendre un casque de rugby plutôt que cette accessoire, sauf si bien sût l’historicité est pour vous une contrainte.

Le colletin gamboisé

colletin-gamboiseLe colletin gamboisé sert à protégé les épaules et une partie du coup. Les coups pleuvant souvent dans cette surface (bizarrement), il est conseillé de prendre quelque chose d’assez épais. La pièce d’armure qui prendra place par dessus s’appelle un colletin et sera bien souvent en maille ou en plaque.

Le housson

housson-gamboiseLe housson n’est rien d’autre qu’une cale et un colletin gamboisé réunit. Là aussi il est conseillé de prendre quelque chose d’assez épais car il s’agit de votre tête, de vos cervicales et de vos épaules. Vous l’aurez compris ce seront le casque et le colletin qui viendront prendre place par dessus. Cependant, certains casques “intègrent” la cale à l’intérieur du casque (de façon plus ou moins “histo”) et il est tout à fait possible de s’en passer.

Le gambison

gambisonUne bonne grosse doudoune matelassée pour l’hiver. Vous en trouverez de différentes sortes, plus ou moins longue, avec ou sans manche, fermeture à lacet de cuir ou à bouton, fermeture sur le devant ou sur le côté. tous ces “détails” dirons nous, ne sont différenciant que d’un point de vue historique. Sachant que vous porterez armure et tabard par dessus, on ira pas chercher si votre gambison est raccord avec vos pièces d’armure (car cela ne se voit pas). Quelques petits conseils toutefois. pour la mobilité des bras, il est conseillé que le gambison soit “ouvert” sous les aisselles (sous peine de ne plus pouvoir lever les bras). Un gambison trop rigide fait perdre en mobilité, et un gambison neuf doit “se faire” quelque peu avant d’être “optimal”. Sachez également que l’on transpire énormément la dessous et une bonne partie de la sueur s’y retrouve en fin de journée. On peut tout à fait acheter un gambison d’occasion avec quand même très peu de chance de récupérer une pièce propre et impeccable et qui ne sente pas le bouc périmé car il est de coutume de dire qu’un gambison ne se lave pas… Dernière chose, certaines pièces d’armure devront venir s’y fixer (canon d’avant bras, coudière, bras et spalières), pour se faire on utilise des renforts de gambison qui ne sont rien d’autre qu’un carré de cuir avec deux trous permettant de passer un lacet de cuir et cousu sur le gambison. Comme l’armure doit être ajustée au mieux pour plus de mobilité, je vous conseille de le prendre sans renforts et de les fixer vous même une fois que vous aurez vos pièces d’armure.

Les cuissots gamboisés

cuissots-gamboisesIci encore, différentes sortes, différents styles, différentes longueurs. Ce sera une question de gout et de point de vue. Notez tout de même que cela devra se fixer à une ceinture portée sous le gambison. Il sera peut-être nécessaire d’y rajouter des renforts pour faire tenir les genouillères et/ou cuisses. Notez tout de même qu’il est également conseiller de le faire ouvrir derrière le genou pour plus de mobilité. Les jambes n’étant pas une zone vitale, on peut ici gagner un peu en poids et en mobilité. Par exemple en ne gambisonnant que les cuisses et en mettant des protèges tibias sous les grèves.