Présentation

Le tournoi était le sport favori de la noblesse européenne au bas Moyen-Âge, tenant une place primordiale dans la vie de l’aristocratie. En déclin depuis la fin du XIIIème siècle, René d’Anjou le ressuscite au XVème grâce à son traité “Le livre des Tournois”. Le but ? « Maintenir noblesse, et d’acroistre honneur, ad ce que, au plaisir Dieu, chacun gentilhome doresenavant puisse estre desireux de continuer plus souvent l’exercice d’armes. ».

Le béhourd (aussi nommé béhourt, bohurt) semble prendre sa racine dans le mot heurter, faire mal, ou dans le mot allemand “bihurdan” qui veut dire barrière. La défintion exacte de ce sport de combat dans le monde médieval est assez contorversé. Certaines sources contemporaines de littérature décrive le béhourd comme des confrontations (même réelle) de cavaliers, d’autres sources différent sur ce point en désignant le béhourd comme un combat galant ou dangereux.

Cependant, la définition du tournoi par les sources contemporaines, décrit plusieurs épreuves comme le combat individuel (avec des armes diverses), la joute et le béhourd (un combat à pied avec des armes emoussées). A la base, les tournois permettaient aux nobles de démontrer leurs maîtrise des arts guerriers de l’époque, mais très vite les tournois devinrent des spectacles très populaires. Dès le XIIème siècle, les tournois étaient accompagnés de représentations de musiciens, dresseurs d’animaux, jongleurs et autres acrobates.

Les rencontres entre de large groupe de combattants pouvaient rapidement dégénérés en de sérieux combats. De nombreux chevaliers et autres combattants perdirent la vie lors de ce type d’affrontements, ce qui incita l’église à condamner les tournois et à menacer les participants d’excommunication et de les priver de sépulture chrétienne en cas de décès. Cependant cela ne dissuada pas vraiment les combattants qui continuaient néanmoins à s’engager en lice. De trop nombreux décès ont sans doute amenés les organisateurs à proscrire les armes tranchantes comme lors du tournoi de Chalon-sur-Saône en 1274 ou de nombreux nobles français et anglais perdirent la vie en s’entretuant dans la lice.

De nos jours, le béhourd est assimilé à un sport de combat et techniquement désigné comme du “Full Contact Médiéval en armure”. Les combats se déroulent à pied avec des armes normées et émoussées. La règle de base voulant qu’un combattant s’appuyant sur trois points de contact (ou plus) au sol est éliminé et retiré du combat. L’équipement du combattant doit être basé sur des sources historiques reconnues ne dépassant pas une période de cinquante ans entre la pièce plus récente et la plus ancienne de son armure. Les coups sont portés et nécessite donc certaines aptitudes comme une bonne constitution physique, une certaines aisance avec les armes et l’armure ainsi qu’une bonne cohérence d’équipe. L’objectif ne sera pas de blesser son adversaire, mais de l’obliger à se coucher par des moyens techniques et/ou physiques. Comme dans tout autre sport, certains peuvent se blesser, toutefois une certaine importance est accordée au degré de protection de l’équipement proprement dit.

Les différentes disciplines

  • Le Triathlon : Trois rounds de trois minute avec différentes armes (épée longue, Epée Bocle, Epée Bouclier)
  • Le Profight : Combat en trois rounds de trois minutes ou la touche rapporte des points
  • Mêlée 3vs3 (catégorie féminine)
  • Mêlée 5vs5
  • Mêlée 21vs21
  • 1 vs 1 arme d’hast
  • 1 vs 1 épée bouclier
  • 1 vs 1 épée bocle
  • 1 vs 1 épée longue